Quand un arbre tombe, on l'entend.Quand une forêt pousse, aucun bruit !
Le Premier ministre François Fillon avec Christine lagarde et Roger Karoutchi ,le 12 mai 2009 à Paris.
"Et pourquoi pas entraîneur du PSG ? " a répondu la ministre française de l'Économie Christine Lagarde à un journaliste qui lui demandait si elle s'apprêtait à devenir commissaire européenne à la Concurrence, comme l'a affirmé le quotidien allemand Die Welt.
"J'essaie de faire le mieux possible ce que j'ai à faire au sein du gouvernement en tant que ministre des Finances", a poursuivi la ministre, au sortir du siège de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), à Puteaux (Hauts-de-Seine).
Accompagnée du ministre de l'Agriculture Michel Barnier, tête de liste UMP aux élections européennes en Île-de-France, Mme Lagarde s'était rendue à la CGPME pour participer à une réunion publique sur le rôle que peut jouer le Parlement européen pour les petites et moyennes entreprises.
Le quotidien allemand Die Welt a affirmé mercredi que Mme Lagarde allait remplacer l'actuelle commissaire à la Concurrence, la Néerlandaise Neelie Kroes, lors de la mise en place de la prochaine administration bruxelloise.
Une information qualifiée d' "hypothèse farfelue" par le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Bruno Le Maire.
"Ce n'est pas la presse qui choisit les commissaires européens", a souligné pour sa part le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, tandis qu'un conseiller de Nicolas Sarkozy assurait qu'il n'était pas dans l'intention du président "d'envoyer Christine Lagarde à Bruxelles".
© 2009 AFP
Le président du parlement européen Hans-Gert Pottering,le 7 mai 2009 à Prague,lors d'un mini-sommet sur le chômage et ses implications...
Faute de politique sociale européenne forte, l'UE a dû se contenter jeudi d'un mini-sommet sur l'emploi débouchant sur un catalogue très général d'outils pour faire face à la poussée brutale du chômage.
"Nous sommes tous d'accord sur les objectifs, mais pas toujours sur les moyens", a reconnu d'emblée le Premier tchèque, Mirek Topolanek, illustrant l'éternelle difficulté des 27 gouvernements de l'UE à parler d'une même voix en matière de politique sociale.
"Je crois que les conclusions sont bonnes en tant que point de départ" pour l'UE, a estimé Celestino Corbacho, le ministre espagnol de l'Emploi, à l'instar de tous les participants. Elles seront affinées à temps pour un sommet européen fin juin.
Bruxelles table désormais sur une perte de 8,5 millions d'emplois en 2009 et en 2010 dans l'UE. "Il ne peut y avoir de reprise économique construite sur les fondements d'un effondrement social", a plaidé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui avait initialement appelé à une grande messe sur le chômage en présence de 27 chefs d'État ou de gouvernement.
Plusieurs capitales, dont Paris, Berlin et Londres, ont toutefois bloqué l'idée, de crainte qu'elle ne suscite des attentes irréalistes dans une opinion publique inquiète. D'où le format rétréci du sommet.
M. Barroso promet d'être bientôt plus concret sur certaines mesures à l'échelle européenne. L'UE est appelée par exemple à trouver des approches "innovantes" pour aider les sans-emploi et les jeunes à lancer leur propre entreprise, via par exemple l'apport de capitaux.
Mais le sommet a surtout recensé des actions nationales.
En tout premier lieu, il faut "maintenir autant de personnes que possible dans leur emploi". Et un recours au chômage partiel "peut constituer une option efficace pour des entreprises de toutes les tailles, avec le soutien de fonds publics".
Une méthode déjà déclinée par douze pays européens, souligne le commissaire européen au Travail, Vladimir Spidla, un social-démocrate tchèque, qui la juge "raisonnable et efficace".
Mais le très libéral Premier ministre démissionnaire tchèque, Mirek Topolanek, a au contraire lancé une mise en garde contre "les remèdes étatiques paternalistes".
"Beaucoup de responsables politiques s'emparent de la crise actuelle, qui va conduire à une hausse du chômage, pour se lancer dans des dépenses gouvernementales incontrôlées", a-t-il critiqué, décrivant cette voie comme "une route vers l'enfer".
"Les emplois ne sont pas créés par l'État, mais par les entreprises", a-t-il ajouté, en phase avec le premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt.
Pour respecter ces différents courants de pensée, les actions préconisées par le minisommet sont axées également sur les entreprises.
"Des efforts supplémentaires sont nécessaires, pour pousser à l'embauche et à la création d'entreprises", souligne la déclaration finale, suggérant un abaissement des coûts non salariaux, idée critiquée par les syndicats.
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Francois Fillon,Nicolas Sarkozy,Jean-Louis Borloo et luc Chatel,le 4 mai 2009 à Paris.
Nicolas Sarkozy a détaillé lundi la feuille de route des neuf "commissaires à la réindustrialisation" qu'il a chargés de "construire une stratégie de sortie de crise" pour le territoire qui leur est confié, en évitant "les plans sociaux massifs et les dépôts de bilan".
Lors d'une allocution devant ces neuf commissaires, dont une femme (pour la région Champagne-Ardenne), le président de la République a affirmé qu'"à crise exceptionnelle, il fallait une réponse exceptionnelle".
"Vous êtes l'incarnation de la volonté du gouvernement de n'abandonner aucun salarié et aucun territoire" et "je vous demande de vous battre sur tous les fronts", leur a lancé M. Sarkozy.
Les neuf commissaires sont chargés, "d'abord, de tout faire pour anticiper et éviter les plans sociaux massifs et les dépôts de bilan", a-t-il dit.
Ils devront également "expliquer les mesures prises pour faciliter le recours au chômage partiel", se "battre pour le reclassement des salariés", se "donner à fond pour soutenir les projets de reprise et de réindustrialisation des sites", a poursuivi le chef de l'État.
"Je ne vous demande pas seulement de traiter l'urgence et de parer au plus pressé, mais de construire avec les élus une stratégie de sortie de crise pour le territoire qui vous est confié", a-t-il également affirmé.
Les neuf territoires retenus sont les régions Rhône-Alpes, Franche-Comté, Midi-Pyrénées, Haute-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardenne, Lorraine, Picardie et Nord-Pas-de-Calais.
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La Commission européenne a encore revu en baisse ses prévisions économiques lundi avec une récession attendue de 4% désormais cette année en zone euro, qui entraînera en 2010 un taux de chômage record depuis 1945 et une envolée des déficits publics.
Il s'agit de la pire récession pour le continent depuis la Deuxième guerre mondiale, plus accentuée encore qu'aux Etats-unis d'où est partie la crise financière.
Et elle sera également plus longue que prévu puisque selon les estimations de l'exécutif européen la zone euro connaîtra encore une contraction de l'activité en 2010, de 0,1%.
Dans ses précédentes prévisions, publiées à la mi-janvier, Bruxelles tablait encore sur un repli plus modéré du Produit intérieur brut (PIB), de 1,9% en 2009, et surtout sur une légère croissance en 2010, de 0,4%.
"L'économie européenne est au beau milieu de sa crise la plus profonde et la plus étendue de l'après-guerre", a commenté le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia.
Cependant, a-t-il dit, les statistiques montrent "des signes de stabilisation" de la conjoncture dans la zone euro, indiquant qu'elle n'est "plus en chute libre" après une phase aiguë de récession.
La situation devrait à un certain stade "commencer à se stabiliser en Europe, dans le sillage des Etats-Unis, mais elle ne l'a pas encore fait d'une manière telle que l'on pourrait dire que le creux de la vague a été atteint", a relativisé de son côté le ministre luxembourgeois des Finances Jean-Claude Juncker, en arrivant à une réunion du forum des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), qu'il préside.
Dans l'ensemble de l'Union européenne, Bruxelles prévoit également une récession plus importante qu'auparavant, de 4% cette année et de 0,1% l'an prochain, contre une contraction de 1,8% cette année et une croissance de 0,5% l'an prochain prévues jusqu'ici.
L'Europe est tirée vers le bas par l'Allemagne, son économie la plus importante, davantage frappée que les autres en raison de l'importance des exportations pour son activité, qui souffrent aujourd'hui du ralentissement mondial.
La Commission prévoit un recul du PIB de 5,4% dans ce pays en 2009. Bruxelles table par ailleurs sur une contraction de l'activité de 3% en France cette année, et de 1,4% en Pologne, ce qui a provoqué le mécontentement du ministre polonais des Finances Jan Rostowski, qui a jugé ces prévisions "erronées".
"Nos pronostics qui prévoient une croissance (en 2009) sont plus crédibles", a-t-il déclaré lundi.
Sur le plan social, la Commission s'attend par ailleurs à ce que la récession s'accompagne de 8,5 millions de pertes d'emploi dans l'Union européenne en 2009-2010, une saignée qui devrait se traduire par un taux de chômage de 10,9% l'an prochain.
Dans la zone euro, elle prévoit qu'il atteigne 11,5% en 2010, un niveau sans précédent depuis l'après-guerre, selon Bruxelles.
La Commission tablait jusqu'ici l'an prochain sur un taux de chômage de 10,2% dans la zone euro et 9,5% dans l'UE.
Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, s'est dit lundi "préoccupé" par cette flambée attendue du chômage, qui va pénaliser les populations les plus fragiles et risque d'attiser la grogne (tension) sociale.
Bruxelles prévoit aussi un très fort creusement des déficits publics dans la zone euro, à 5,3% en 2009 en moyenne et 6,5% en 2010.
Sur les 16 Etats membres de la zone euro, 13 devraient dépasser l'an prochain la limite en principe autorisée de déficit de 3% du PIB, selon la Commission. Seuls la Finlande, Chypre et le Luxembourg devraient être encore dans les clous.
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L'oïdium, un champignon parasite des vignobles favorisé par le réchauffement climatique, affecte la qualité des vins à partir de 9% de dégâts dans les vignes et peut le rendre imbuvable au delà de 13%, selon une étude présentée mercredi à Paris par l'Institut coopératif du vin (ICV) et BASF agro.
Cette maladie est en train de s'étendre au delà de sa région traditionnelle - le pourtour méditerranéen - et touche de plus en plus les vignobles du nord-est (Bourgogne, Champagne et Alsace) et de l'ouest (Cognac, Bordelais), a indiqué Jacques Rousseau, oenologue et responsable du Département vignes et vins à l'ICV de Montpellier.
Or ce champignon a des effets négatifs en cascade sur la quantité des vendanges et leur qualité, a-t-il souligné.
Les grappes touchées à plus de 25% par l'oïdium perdent près d'un tiers de leur poids par rapport aux grappes saines. La composition des raisins est altérée et ils ont une mauvaise maturation.
Au delà de 9% de grappes contaminées, la qualité des vins commence à se dégrader. Et les professionnels considèrent qu'à partir de 17%, les défauts en bouche deviennent rédhibitoires: arômes désagréables, odeurs de moisi, de champignon, amertume, instabilité des vins, taux d'alcoolisation plus important, a précisé M. Rousseau.
Pour corriger ces défauts, les oenologues peuvent faire appel à des processus de vinification onéreux, mais quand le pourcentage des grappes touchées atteint 33%, le vin est définitivement imbuvable.
"13% est le seuil maximum à ne pas dépasser", a-t-il jugé, soulignant que cette étude - "In vino qualitas" - initiée en 2007 et poursuivie en 2008, innovait par rapport à celles existantes sur la biologie de l'oïdium en mesurant l'impact de la maladie sur le vin lui-même.
© 2009 AFP
Christine Lagarde lors des États généraux le 28 avril 2009 à Paris.
La ministre de l'Économie Christine Lagarde a demandé mardi aux restaurateurs de se montrer "généreux envers les consommateurs", lors de la signature du contrat d'avenir qui engage la profession dans une baisse de prix ciblés en échange de la baisse de la TVA.
La baisse de TVA à 5,5% aura "un coût annuel de 3 milliards d'euros", a-t-elle dit.
En tenant compte de la suppression d'allègements fiscaux consentis au secteur en attendant la baisse de TVA, ce coût sera de 2 milliards d'euros nets pour l'État, a-t-elle précisé.
"Le contribuable est généreux.
Un comité de suivi rendra compte tous les six mois de l'application des engagements du contrat d'avenir, y compris la baisse des prix.
"Loin de moi, l'idée de réintroduire le contrôle des prix, a ajouté Mme Lagarde, mais nous contrôlerons que la baisse a bien eu lieu. Nous disposons de relevés de prix effectués ces dernières semaines, nous pourrons ainsi matérialiser précisément les baisses enregistrées".
S'agissant de l'engagement des restaurateurs envers leurs salariés, Mme Lagarde a précisé qu'il faudrait "d'ici la fin 2009 (...) arriver à un accord concernant la rémunération dans la branche".
Ses "services effectueront chaque année une évaluation précise des recrutements nets dans le secteur, de même qu'une comptabilisation des jeunes en apprentissage" afin de vérifier que l'engagement de créer 40.000 emplois, dont 20.000 en apprentissage est tenu.
Source :(AFP)-2009
Le président Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla, effectue lundi une visite d'Etat à Madrid suivie mardi d'un sommet bilatéral, alors que les deux pays entretiennent une "relation sans nuages" selon l'Elysée, quelques jours après une polémique sur des propos attribués au chef de l'Etat français.
Alors que des journaux français et espagnols ont dénoncé des propos désobligeants pour M. Zapatero prêtés à Nicolas Sarkozy - ce qui avait conduit la socialiste Ségolène Royal à adresser une lettre d'"excuses" au responsable espagnol - les deux dirigeants se sont attachés, avant leur rencontre mardi, à désamorcer cette affaire.
L'Elysée a insisté sur une "relation sans nuages" entre Paris et Madrid, avec "une convergence de vues très forte sur le plan diplomatique" et "l'excellence du dialogue politique".
"Rumeurs absurdes qui, de surcroît, ont été démenties par les participants à cette réunion, y compris ceux de l'opposition", a souligné M. Sarkozy, dans une interview dimanche à El Pais.
Dans ce contexte, chaque geste des deux dirigeants devrait être observé à la loupe.
Pour cette quatrième visite d'Etat d'un président français en Espagne depuis 1978, c'est la venue de Carla Bruni-Sarkozy, "l'ouragan Bruni", selon El Païs, qui occupera aussi les médias espagnols.
La visite du président français débutera par un entretien avec le souverain espagnol, Juan Carlos, auquel assisteront leurs épouses.
Au déjeuner, tous quatre seront rejoints par le prince Felipe des Asturies et la princesse Letizia, avant un dîner d'Etat.
Nicolas Sarkozy aura également un entretien avec Mariano Rajoy, président du Parti populaire (opposition de droite), et prononcera une allocution devant la communauté française d'Espagne (89.000 inscrits auprès des consulats français en Espagne).
La journée de mardi sera consacrée au XXIè sommet bilatéral. Après un discours du président Sarkozy devant les Cortes (Parlement espagnol) le matin, les deux dirigeants auront un entretien bilatéral puis une conférence de presse conjointe.
Plusieurs sujets domineront le sommet, qui se déroule, rappelle l'Elysée, sur fond de crise très pénalisante pour l'Espagne qui a passé la barre des 4 millions de chômeurs.
Paris et Madrid discuteront "en priorité" de leur "coopération" économique et financière.
Plusieurs "accords techniques" seront signés au niveau des ministres (sécurité civile, autoroutes de la mer, recherche, défense...
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Les ministres des Finances du G7 à Washington,le 24 avril 2009.
L'économie mondiale devrait repartir cette année, même si les risques persistent, ont estimé vendredi les pays du G7, s'engageant d'autre part à éviter les restrictions au commerce international.
A l'issue d'une réunion à Washington, les sept pays les plus riches du monde se sont engagés pour un retour de la croissance, et à "continuer à injecter du capital dans les institutions financières", selon le communiqué final de leur réunion.
Ils se sont également engagés à "prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la fiabilité des institutions dont l'importance est vitale pour l'ensemble du système financier".
"Les données récentes suggèrent que le rythme du déclin de nos économies s'est ralenti et que certains signes de stabilisation apparaissent".
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Nicolas Sarkozy à (g) et son homologue chinois Hu Jintao à Londres,le 1 avril 2009.Le président français Nicolas Sarkozy a envoyé une lettre d'invitation en France à son homologue chinois Hu Jintao, trois semaines après la réconciliation officielle entre les deux pays, a annoncé lundi un haut responsable chinois.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner le 30 mars 2009 à paris.
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, interrogé sur les propos attribués à Nicolas Sarkozy sur le chef du gouvernement espagnol, a affirmé que le chef de l'Etat, qui parle "comme ça", voulait dire que M. Zapatero "est" intelligent.
"Oui, c'est comme ça qu'il parle, en effet, il est vivant, il est jeune et vivant, ça fait une différence", a déclaré M. Kouchner,
Selon le journal Libération, lors d'un déjeuner avec des parlementaires, M. Sarkozy aurait déclaré que Jose Luis Zapatero n'était "peut-être pas intelligent", au cours d'une conversation sur la suppression de la publicité à la télévision en Espagne, à la suite de la France.
Ces propos ont été démentis par l'Elysée, ainsi que par plusieurs parlementaires de gauche qui participaient au déjeuner.
"Qu'a-t-il voulu dire ? Il a dit +M. Zapatero vient de supprimer la publicité à la télévision, il n'est peut-être pas intelligent - il parlait de lui en réalité -, mais il l'a fait aussi", a déclaré M. Kouchner, sur la chaîne Canal+.
"C'est une façon de dire : +il l'est+ (intelligent, ndlr), il a été élu deux fois et il vient de supprimer la publicité à la télévision", a ajouté le ministre des Affaires étrangères.
"Comment voulez-vous que le président de la République ait pu proférer autre-chose, il s'entend merveilleusement avec M. Zapatero", a-t-il ajouté.
Quant aux "excuses" présentées samedi par la socialiste Ségolène Royal au nom de la France au chef du gouvernement espagnol, "ce n'est pas l'humour qui la caractérise, Ségolène", a dit M. Kouchner, un ancien socialiste.
M. Kouchner a estimé que cette polémique, largement commentée par la presse espagnole, n'entacherait pas la prochaine visite de M. Sarkozy en Espagne.
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Deux parlementaires, présents au déjeuner de l'Elysée mercredi d'où est née une polémique, ont réagi samedi aux excuses présentées par Ségolène Royal du président du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero, pour des propos attribués à Nicolas Sarkozy, démentis de plusieurs bords.
Xavier Bertrand, numéro un de l'UMP, a assuré samedi, après les excuses présentés par Ségolène Royal au président du gouvernement espagnol, que l'ex-candidate à la présidentielle, "spécialiste de la manipulation", était "prête à tout pour faire parler d'elle".
Daniel Cohn-Bendit, tête de liste du rassemblement Europe-Ecologie en Ile-de-France pour les Européennes de juin, estime que la gauche ne doit pas faire campagne "contre" Nicolas Sarkozy mais "se différencier" de lui.
Dans une interview au Monde daté de dimanche-lundi, M. Cohn-Bendit souligne que "normalement" c'est la gauche "qui incarne le volontarisme", mais face à Nicolas Sarkozy, "elle se trouve débordée".
"C'est pour cela qu'il ne faut pas chercher à faire campagne contre Sarko. Il faut se différencier de lui", ajoute-t-il.
A propos du chef de l'Etat, il affirme: "ce qu'il y a de fascinant chez lui, c'est son énergie, sa capacité d'avancer", mais "ce qui est insupportable chez lui c'est la dépendance qu'il crée".
"Si vous n'êtes pas avec lui, vous êtes contre lui. Dès que vous êtes dans sa roue, vous devez renoncer à vos convictions", dit-il, citant l'exemple du ministre de l'Agriculture Michel Barnier qui, en tant que commissaire européen, "défendait l'adhésion de la Turquie à l'Europe" et "aujourd'hui, il est contre".
"Le grand problème de la société française, c'est qu'elle aime se donner. On se donne à Sarkozy, on se donne à la gauche ou à l'idée révolutionnaire. On se donne facilement et on est déçu facilement. Cela fait d'elle une société fragile, très fragile", estime l'ancien leader de mai 68.
Jugeant les plans de relance actuels contre la crise "trop faibles", M. Cohn-Bendit propose un emprunt de 1.000 milliards d'euros sur cinq ans pour financer "la transformation écologique de notre modèle économique et social".
© 2009 AFP
Un gynécologue me serait utile en ces temps de maigres pitances...
Déambuler,c'est s'offrir une parenthèse dans le quotidien...
passionné de l'histoire Humaine,assoiffé de connaissances,ouvert sur le monde...
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